作词: Georges Krier,
作曲: Georges Krier,
Les soldats sont là -bas endormis sur la plaine,
Où le souffle du soir chante pour les bercer,
La terre aux blés rasés parfume son haleine,
La sentinelle au loin va d'un pas cadencé.
Soudain voici qu'au ciel des cavaliers sans nombre,
Illuminent d'éclairs l'imprécise clarté,
Et le petit chapeau semble guider ces ombres,
Vers l'immortalité.
Les voyez-vous,
Les hussards, les dragons, la Garde,
Glorieux fous,
D'austerlitz que l'aigle regarde,
Ceux de Kléber,
De Marceau chantant la victoire,
Géants de fer,
S'en vont chevaucher la gloire.
Mais le petit soldat,
Voit s'assombrir le rêve,
Il lui semble là -bas,
Qu'un orage se lève,
L'hydre au casque pointu,
Sournoisement s'avance ;
L'enfant s'éveille, ému,
Mais tout dort en silence,
Et dans son cœur le songe est revenu.
Les voyez-vous,
Les canons !
Les hussards,les dragons,la garde,
Les clairons !
Glorieux fous,
Ecoutez !
D'austerlitz que l'aigle regarde,
Regardez !
Les voyez-vous,
Les hussards, les dragons, la Garde,
Ils saluent tous,
L'Empereur qui les regarde.
Fiers enfants,
De la rase,
Sonnez aux champs,
Le rêve passe!