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Se courser dans les rues de Paris
A l'heure où les ivrognes crient
Et suintent leurs gorgées d'absinthe
Tu me plaques d'un coup sec
Je te bois comme un dernier verre avant le trou noir, une dernière liqueur avant les au revoir
Ma langue claque, paf ! Cul-sec
Et ce goût amer que tu laisses dans ma bouche
Cet amour louche que je baise de regrets
Cet amour lâche que l'on baigne de secret
Tu me nommes Femme de tes nuits, Femme des espaces infinis
Femme de toutes les femmes, de cette friche de cocagne où tu te perds les soirs de vice
Et ce goût amer que tu laisses dans ma bouche
Cet amour louche que je baise de regrets
Cet amour lâche que l'on baigne de secret
Mon sein au creux de ta paume frisonne, nectarine chétive aux nuances d'automne
Rouge gorge craintive dans cette cage qui l'emprisonne
Et ce goût amer que tu laisses dans ma bouche
Cet amour louche que je baise de regrets
Cet amour lâche que l'on baigne de secret
D'un éclat soudain, effrayée par ton audace, tu t'éteins
Sur mes doigts, seule trace de nos émois, ton parfum
Et ce goût amer que tu laisses dans ma bouche
Cet amour louche que je baise de regrets
Cet amour lâche que l'on baigne de secret
Puis te penser à chaque point du jour
À chaque point du jour
Et ce goût amer que tu laisses dans ma bouche
Cet amour louche que je baise de regrets
Cet amour lâche que l'on baigne de secret