Tu brodes nos lèvres de fils blancs
Noues nos langues affinées
Mets la sourdine aux hurlements
Vis de souffles coupés
Tu ensorcelles nos tympans
Pour faire valser ton dard
Réduis nos pupilles en fragments
Et nous plonges dans le noir
Faudra un jour ouvrir les yeux et te faire la guerre
Tu crois nous abreuver en changeant l'eau en paroles mais
Le seul qui boit, c'est toi
Tu penses que tout tourne autour de ta peau, qu'on en raffole
Mais on ne veut plus rien de toi
Te couler des souliers de ciment
Clouer tes genoux au sol
Vendre ton corps au plus offrant
À tous ces loups qui s'affolent
Faudra un jour ouvrir les yeux et te faire la guerre
Faudra pour toujours te faire taire
Tu crois nous abreuver en changeant l'eau en paroles mais
Le seul qui boit, c'est toi
Tu penses que tout tourne autour de ta peau, qu'on en raffole
Mais on ne veut plus rien de toi
Tu gagnes toujours le combat
Mais quand tout ça finira
Il ne restera que toi