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J'avais perdu l' goût de t'écrire
Je ne voulais plus te chanter
T'avais cessé de me séduire
Je n'avais plus le cœur à fêter
Et j'allais dans l'indifférence
De pluie de neige et de soleil
Mes pas se perdaient dans l'errance
J'avais souvent l'âme au sommeil
Je n'avais plus en moi confiance
Je ne croyais plus trop en nous
Je m'ennuyais de mon enfance
Comme un enfant de sa nounou
Faut-il que je t'aime
D'aussi loin que toujours
Faut-il que je t'aime
Mon pays mes amours
Mais le printemps et son miracle
Avec son fol entêtement
Et nos enfants dans la débâcle
Ont fait trembler le Parlement
Comme la sève dans les arbres
Qui monte en nous comme un grand cru
Dans ce printemps Printemps érable
On est descendu dans la rue
Des milliers à sonner les cloches
Les cloches du grand rassemblement
On n'allait pas lancer des roches
Mais des idées de changement
Faut-il que je t'aime
D'aussi loin que toujours
Faut-il que je t'aime
Mon pays mes amours
Faut-il que je t'aime
Mon pays mes amours
Avec toi sur notre planète
Avec toi j'ai souvent grandi
De l'autre bord de mes lunettes
Quand je me voyais tout petit
Et j'ai vu les chemins à suivre
Les chemins de la liberté
Chemins du cœur chemins à vivre
Dans la fierté la dignité
Tu m'as appris au champ d'honneur
À se relever de nos défaites
Tu m'as remis le cœur en fête
Tu m'as fait boire à tes valeurs
Faut-il que je t'aime
D'aussi loin que toujours
Faut-il que je t'aime
Mon pays mes amours
Faut-il que je t'aime
D'aussi loin que toujours
Faut-il que je t'aime
Mon pays mes amours