Tourne la pellicule
Claque dans le noir
Petites ombres minuscules
Prêtes à me revoir
Tu fais trois pas
Sur le carrelage fendu
Ton rire qui bat
Comme un vieux projecteur têtu
Les murs défilent
Un décor carton-pâte
Tes yeux fragiles
Font stop and go dans ma tête
Kinétiscope
Tu danses en boucle
Toujours la même scène qui se recoule
Une image après l’autre
Je te retrouve
Tu reviens
Tu repars
Mais jamais tu ne bouges
Kinétiscope
Cœur en rafale
Tu tournes
Tu tournes
Ça fait mal
Je rembobine nos gestes flous
Pour rester coincé avec nous
Tes mains tremblent
Sur ma chemise trop grande
Le temps s’assemble
En fragments qui se reprennent
Nos phrases cassent
Puis reviennent à l’identique
Comme une trace
Qui refuse le générique
Kinétiscope
Tu danses en boucle
Toujours la même scène qui se recoule
Une image après l’autre
Je te retrouve
Tu reviens
Tu repars
Mais jamais tu ne bouges
Kinétiscope
Cœur en rafale
Tu tournes
Tu tournes
Ça fait mal
Je rembobine nos gestes flous
Pour rester coincé avec nous
Et si j’éteins
Tout disparaît d’un coup
Mais j’ai trop peur
De vivre ailleurs que chez nous
Alors je laisse
La lumière sur tes joues
Que tu reviennes encore
Encore
Encore partout (oh)
Kinétiscope
Tu danses en boucle
Toujours la même scène qui se recoule
Une image après l’autre
Je te retrouve
Tu reviens
Tu repars
Mais jamais tu ne bouges
Kinétiscope
Cœur en rafale
Tu tournes
Tu tournes
Ça fait mal
Je rembobine nos gestes flous
Pour rester coincé avec nous