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Cendre sur la langue, fer dans la main
Le ciel sans visage se fend au loin
Dans la gorge noire où les anciens dorment
Tu dresses tes crocs contre l’informe
Une lune morte pèse sur tes épaules
Et l’immortel vient réclamer ton âme
Pas un pas en arrière
Pas un nom à sauver
Sous la poussière et le tonnerre
Nous resterons debout, liés
Guerrier-Loup, cours dans la braise
Fends la nuit, brise la chaîne
Face à la force qui ne meurt jamais
Fais trembler le monde sous tes pas d’acier
Ah—dans la cendre, dans la cendre
Ah—que les vieilles portes tremblent
Ses yeux sont deux puits où le temps s’effondre
Ses mains font taire les noms et les nombres
Mais ton cœur bat comme une forge en flammes
Et chaque blessure aiguise ta rage
Silence.
Le souffle suspendu.
Le sol se resserre.
Le vide ouvre sa gueule.
Debout.
Encore.
Debout.
Encore.
Le feu sous la peau
Le vent dans les os
La nuit perd son trône
Quand le loup répond
Guerrier-Loup, cours dans la braise
Fends la nuit, brise la chaîne
Face à la force qui ne meurt jamais
Fais trembler le monde sous tes pas d’acier
RUGIS !
La cendre monte !
CHARGE !
Que l’éternel tombe !
RUGIS !
Le fer éclate !
CHARGE !
Le ciel se déchire !
Impact.
Respire.
Impact.
Relève-toi.
Guerrier-Loup, dans la fournaise
Ton cri traverse les royaumes
Face à la force qui ne meurt jamais
Tu plantes l’aube au cœur de ses chaînes
Quand retombe la cendre
Quand s’éteint le tonnerre
Une griffe demeure
Sur la porte des immortels