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Dans l’obscurité qui abat le jour
Nul besoin de parler, le vent est sourd.
Te rappelles
-
tu ce temps liquide ?
J’ai jamais su remplir ce vide.
Quand l’hiver, les arbres saignent,
Tu es la rivière dans laquelle je baigne.
Tu es revenue en rêve lucide au
-
dessus des perséides.
Te rappelles
-
tu ce temps liquide ?
J’ai jamais su remplir ce grand vide.
Les yeux du passé, je peux te voir dans les ruisseaux.
J’n’ai qu’à m’allonger.
Je pense à toi, l’ombre au visage, les pieds dans
l’eau