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Un œil rougeâtre me regarde étouffer
Brouillard verdâtre dans un corps enchaîné
À l'inéluctable crépuscule gît l'éphémère
Cité indomptable, entropie du désert
Elle vagabonde
J'erre dans cet abîme éthéré depuis si longtemps
Que je ne me souviens plus d'où je viens.
Je suis si fatiguée, mais mon esprit ne cesse de penser
Et mon corps refuse de tomber en cendres.
Suis-je condamnée à l'existence ?
À l'orée du choix, la conscience vogue
Maître renégat d'étranges dialogues
Elle vagabonde
Le choc du Glas des Paradoxes
Est une souffrance étrangement exaltante
L'Ego s'attarde et l'écho vacarme
S'accorde aux flammes du bruit qui renverse l'âme
L'Ego s'envole en gravité dégringole
Fissuré par le regard du tangible sur l'intangible
L'Ego satyre tremble et désire
Dévoreur de l'illusoire enclavé dans l'invisible
Happé par le regard de l'immatériel sur le matériel
Singulier désespoir à l'inspiration plurielle
À son paroxysme
La raison se fend d'implacables ornements
Que l'irréel ancre en un fatalisme
Prisonnier du temps
Ce qui n'est pas ne peut pas être
Ce qui ne naît pas ne peut pas renaître
À l'orée du choix, la conscience vogue
Frasque aux masques frappés du fantasque sceau de la désillusion
Esquissant là-bas d'étranges dialogues
Soi, là-bas, la muse dans l'Au-Delà à l'œil qui bat l'idéation
Je vagabonde
Je vagabonde au centre d'un monde étincelant d'une élégie rubiconde,
Ô Mirage
La guerre du conscient et de l'inconscient
J'étouffe encore dans le décor de ce corps
Que l'âme implore et colore de songes et de remords
J'étouffe encore, j'étouffe encore et encore
À l'ombre des métaphores tordues de ma méta mort