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Enfin couchés sur l'autel des cafards, priant les cieux d'avoir marqué toutes les mémoires. Bien
apprêtés comme pour leurrer les regards et cette odeur de cadavre moisie, flétrie, persuadés d'avoir
frôler la grâce. Mais vous êtes morts en vain. Il n'y a plus rien à racheter quand ta peau sert
d'engrais... Putréfiés, enracinés, emplis de vers... Célébrons nos morts, feignons le temps d'un verre,
craignons nos morts le temps de les mettre en terre. A jamais à nos côtés, contraints et forcés,
oubliés, abandonnés au même égard qu'un chien.