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Afin d'augmenter le temps passé par les pigeons à actionner le mécanisme, Skinner décide de modifier non pas la récompense elle-même
mais sa fréquence.
La seconde expérience commençait comme la première
Il fallait d'abord que les pigeons comprennent qu'à chaque fois qu'ils actionnaient le mécanisme, une croquette tombait. Mais au bout
de quelque temps, il changeait les règles, et faisait varier de manière complètement aléatoire la quantité de croquettes obtenues à
chaque appui : 1 croquette, 3 croquettes, 10 croquettes, aucune croquette. Rien n'était jamais pareil, rien n'était prévisible
Le pigeon aurait pu se lasser mais c'est tout le contraire qui se produisit : Skinner constata une augmentation spectaculaire du nombre
d'interactions entre l'animal et le bouton. Même rassasiés, les pigeons finirent par picorer le levier plus de 2 fois et demie par seconde
pendant 16h d'affilée obtenant ainsi une récompense inférieure à 1 % du temps passé
Obsédé par la possibilité d'une récompense, l'animal refusait d'abandonner, la nourriture devenait secondaire, il était accro au bouton,
à l'appât du gain même minuscule
Burrhus Frederic Skinner meurt en 1990, un an après l'invention du web.
C'est au travers du réglage minutieux des machines à sous que ses travaux trouvent le plus d'écho.
Mais 15 ans plus tard il est apparu logique que ce qui fonctionnait avec les machines à sous pouvait faire le succès des applications,
d'autant que c'est uniquement le temps qu'on y passe qui en fait la valeur
Tel un pigeon qui espère obtenir une nouvelle croquette, l'humain appuie sur le bouton et relance l'application le plus souvent possible
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