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Sur les remparts, le dernier veille
Sous un ciel fendu par le feu
La pierre dort, la nuit s’éveille
Et mille ombres montent vers eux
Un siècle accroché à sa garde
Le vent ronge son vieux manteau
Sous ses pieds la cité se lézarde
Chaque tour s’incline un peu plus haut
La cendre tombe dans les ruelles
Les portes hurlent sous les coups
Mais dans ses veines une étincelle
Garde un ancien serment debout
Quand la marée noire atteint les créneaux
Quand le monde tremble sous sa peau
Il bande l’arc, il fixe la nuit
Et son regard refuse l’oubli
Archer d’éternité, tiens la ligne encore
Que ton trait traverse la Fin
Archer d’éternité, frappe au cœur du sort
Tant qu’une flamme veille entre tes mains
Chaque impact réveille la terre
Chaque flèche repousse l’hiver
Archer d’éternité, ne plie pas
La cité respire par toi
Les tours s’effondrent en cataractes
Le ciel saigne au-dessus des toits
La corruption grimpe et contracte
Ses doigts de suie autour des murailles froides
Il tire, et l’air devient tonnerre
Un cercle blanc fend les ténèbres
Là où le trait mord la poussière
Un pan de nuit retourne aux cendres
Mais la vague revient, plus vaste encore
Elle porte des visages sans corps
Il reste une corde, un souffle, un choix
Et l’ancien feu répond en lui
Archer d’éternité, tiens la ligne encore
Que ton trait traverse la Fin
Archer d’éternité, frappe au cœur du sort
Tant qu’une flamme veille entre tes mains
Chaque impact réveille la terre
Chaque flèche repousse l’hiver
Archer d’éternité, ne plie pas
La cité respire par toi
Alors il lève son arc vers la faille
Le temps se tait, la pierre attend
Une lumière court sous ses entrailles
Comme un soleil oublié des vivants
Dernière flèche, forge ancienne
Pointe gravée d’un nom sans âge
Que l’aube consume la chaîne
Que le trait déchire le présage
Flèche d’éternité, traverse le ciel
Brise la gueule ouverte du néant
Flèche d’éternité, ardente et immortelle
Repousse la Fin au-delà du temps
Le monde éclate en poussière blanche
Les ombres reculent, la nuit se débranche
Archer d’éternité, debout dans le vent
La cité vivra… un instant
Un instant de plus, sous les pierres fumantes
Un instant de plus, la lumière demeure
Seul sur les murs, sentinelle vivante
Il garde l’aube au bord de la peur