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Aethran marche où la cendre dort
Sous un ciel fendu de lumière
Chaque pas dessine un vieux serment
Dans la poussière des royaumes morts
J’ai vu les astres perdre leur nom
J’ai gardé le silence des pierres
Que viennent les formes sans visage
Je ne plierai pas devant leur trône
La clarté tremble autour de toi
Comme une flamme au bord du vide
Et sous la plaine, quelque chose attend
Le monde retient son souffle lentement
Nous sommes face au dernier seuil
Les géants dressent leurs couronnes
La terre gronde sous leurs pas
Mais nul ne détourne les yeux
Aethran, demeure immobile
Quand les ténèbres ouvrent leurs mâchoires
Sous les cendres, sous les ruines
Ton cœur devient une loi noire
Les Ombres montent, tordues de nuit
Leurs bras effacent les collines
Elles portent la faim des anciens
Et le poids d’un soleil détruit
Leurs voix roulent comme des montagnes
Le sol se brise sous la menace
Je ne suis ni dieu, ni victime
Je suis la porte qu’elles ne franchiront pas
Lumière instable, guide mes pas
Ne me laisse pas sombrer en elles
Si le ciel tombe, qu’il tombe en silence
Je resterai debout dans la cendre
Nous sommes face au dernier seuil
Les géants dressent leurs couronnes
La terre gronde sous leurs pas
Mais nul ne détourne les yeux
Aethran, demeure immobile
Quand les ténèbres ouvrent leurs mâchoires
Sous les cendres, sous les ruines
Ton cœur devient une loi noire
Les Ombres grondent, le monde tremble
La cendre tourne autour des géants
Aethran avance, lent et terrible
Et le vide recule en l’entendant