ENFANT D'UNE EPOQUE-HK et les saltimbanks

ENFANT D'UNE EPOQUE

时间:2011-01-31

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歌词

"1976, année du dragon

devine qui débarque à Roubaix, pour de bon

Bibi, le biboy ! un soir de pleine lune

La cigogne me parachute sans bagages, sans habits et sans thune

A c’t’époque Bob Marley dansait encore

En France Giscard perpétuait la peine de mort

J’étais c’qu’on appelait un fils d’étranger

Comme disait Fernand Raynaud « on venait manger le pain des français »

Mon père était marchand de fruit et légumes, forain

Pour moi c’était surtout le plus grand des plus grands comédiens

Il montait sur scène chaque jour à 6 heures du mat’

Il a jamais eu de César, il fzait ptet pas assez d’audimat

Dans son costume : tablier bleu, casquette

Derrière son étale, il nous f'zait son numéro d’claquette

Son public, ses clients, kiffaient

Un kilo d’tomates le prix d’entrée

Mes super-héros, d’enfance : « Marvel comics »

Renaissaient toujours de leurs cendres comme le phoenix

Captain América, plus fort que les méchants barbares

les Allemands, les Russes, les Arabes, les Chinois, les Indiens, les Noirs

Plus tard, adolescent, mon idole c’était Malcolm X

Lui qui avait défié Oncle Sam « by any means »

Et Zebda chantait « ça va pas être possible »

Moi, des boites de nuit, j’ai jamais connu qu' la porte, et l’vigile

J’ai appris à écrire loin des bancs de l’école

A l’heure des cours de français, j’étais sur le terrain de basket-ball

On rêvait tous de s’appeler Michael Jordan

On y croyait dur comme fer « I believe i can fly »

Derrière chez moi, chaque soir, c’était la coupe du monde

« France-algérie », « clandos-reste du monde »

Des matchs de foot qui duraient 5-6 plombes

Pour qu’on s’arrête, il fallait au moins que la nuit tombe

On jouait là au milieu des blocs.

Là-haut, à leur fenêtre, nos supporters de choc

Au début les voisins trouvaient ça sympathique

Trois heures et trois carreaux cassés plus tard, ils appelaient les flics

Et vla qu’un jour le hip-hop débarque sur notre planète

A Roubaix, tous les mômes de mon âge sont tombés sur la tête

Break Dance, Thomas, moi, j’dansais comme un robot

Grande gueule, petits bras, j’ai plutôt choisi le micro

Raconter des histoires, c’est tout c’que j’savais faire

Sur le devant d’la scène, j’kiffais, à m'la jouer Gangster

Mon stylo bic, mon revolver

Mon micro, zarma, « un lance missile nucléaire »

Saltimbank, c’est devenu mon métier

J’en profite. Conscient qu’ici-bas, on n’fait tous que passer

J’raconte c’que j’vois, j’vis c’que j’raconte

Témoin d’une époque pas banale où seuls les résultats comptent

J'suis un chanteur, un comédien, comme le daron

tout finit comme ça a commencé : l’histoire a du bon

Et quand ma tchote vient me voir en concert

ça m'rappelle quand j’étais minot au marché avec mon père

Rien n'a changé depuis le jour où j'ai su parler

« Maman steuplé, mets-moi un bon vieux Bob Marley ! »

Rien n'a changé depuis l'époque de la One Love Nation

Peace, Unity, Love & Havin' Fun"

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