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Chaque jour, je perds un peu de toi
Toi qui m’es si précieux
À faire tout et n’importe quoi
Tout ça pour jouer le jeu
En québécois on joue la game
Karl le disait si bien
Cela en vaut-il vraiment la peine
De laisser seuls si loin, les siens ?
Les jours de pluie, parfois j’te tue
Le vide dans les yeux,
On dit qu’il suffirait au cul
D’un bon coup d’pied pour vivre mieux
Se sentir vivant c’est quand même,
La plus belle chose que tu donnes
Mais revient toujours la rengaine
Du spleen qui dévore les hommes
J’aimerais savoir, le temps qu’il me reste
Pour ne pas le perdre, verrai-je un jour le Grand Soir ?
T’en voudrais combien, du temps qu’il te reste ?
Du temps qu’il te reste…
Il m’écrase des fois ton silence
De souvenirs, de trous béants
À presque regretter l’enfance
Toi l’assassin, le foudroyant
La vie c’est pas du cinéma
Pas d’pause, pas de travelling arrière
Kronos ne nous laisse pas le choix
Et n’a que faire des barrières
On peut édulcorer l’passé
Ou maquiller son avenir
Mais pas la peine de tricher
Tu emportes tout, même les rires
J’aimerais savoir, le temps qu’il me reste
Pour ne pas le perdre, verrai-je un jour le Grand Soir ?
T’en voudrais combien, du temps qu’il te reste ?
Du temps qu’il te reste…
On oublie qu’avec toi tout s’en va
Ta liberté, elle est de taille
De seconde chance y’aura pas
Après le glas ou la dead line
Le sablier n’a pas d’bouton
On/Off dans le dos
On ne rattrape jamais son ombre
On n’éteint jamais le chrono
J’aimerais savoir, le temps qu’il me reste
Pour ne pas le perdre, verrai-je un jour le Grand Soir ?
T’en voudrais combien, du temps qu’il te reste ?
Du temps qu’il te reste…